-Vois tu mon enfant cet homme qui se traîne? demanda un vieillard à la barbe blanche et aux cheveux plus pur que la neige.
-Oui, répondit le petit garçon qui se trouvait à ces côtés, les yeux plus pur que l'azur.
-Sais-tu ce qui lui est arrivé? questionna de nouveau le sage.
-Veux-tu me raconter? répondit à son tour le garçonnet, qui savait que seule une personne pourrait lui raconter cette histoire, et qu'elle se trouvait en face de lui.
-Vois-tu, il y a une dizaines d'années de cela, ce petit village était perdu. Personne ne savait qu'il existait ici une contrée aussi éloigné de la capitale. Un jour, un homme nommé Michel, accompagné de sa femme Ourièle en eurent assez de l'ignorance de l'état vis-à-vis de cet endroit merveilleux où tu es né. Sache également qu'à l'époque, nos cultures étaient abondantes et nos terres fertiles et non pas souillées et polluées comme aujourd'hui. Nos revenus d'agriculture étaient tels que nous nourrissions la moitié du pays à nous seul. Et la seule reconnaissance que nous recevions étaient de simples remerciements.
« Comme je te le disais cet homme en eu marre et il se révolta, entraîna dans sa « résistance » bon nombre de villageois qui étaient plus ou moins d'accord avec son idéal. Ils coupèrent tous les accès à la région pour empêcher le gouvernement d'emporter quelque récolte que ce soit. Tout allait pour le mieux.
« Mais l'hiver arriva, et avec le froid et la neige. Le paysage se fit plus blanc que jamais. Beaucoup d'enfants moururent, des nouveaux nés pour la plupart-sauf toi, qui y survit étrangement- et un nombre important des sages qui régissaient ces quelques hectares de terre. Les réserves s'épuisèrent plus vite que les autres années et les villageois ne savaient plus quoi faire. Leurs visages émaciés, vieillis faisaient peur à voir.
« Cependant, Michel ne se rendit pas, il persista à ne pas vouloir recontacter le pouvoir. Ses disciples le quittaient les uns après les autres, jusqu'au moment où il se retrouva seul, avec sa femme. Il se disait que la situation ne pouvait être pire, malheureusement, il avait tord.
« Ourièle était malmenée par la faim qui tiraillait un peu plus chaque jour son ventre, sa peau semblait de plus en plus fine sur ses os et bientôt, on enterra sa dépouille à côté de tant d'autres.
Le sage fit une pause, les larmes aux yeux, avant, leurs vies étaient prospère et il comprenait ce qu'avait ressenti Michel, ce manque de reconnaissance... Mais il poursuivit son récit:
-Puis, enfin, comme une libération, le printemps arriva, les beau jour avec, mais tous les habitants ou presque étaient encore endeuillés. Frères, s½urs, époux, épouse, fils, filles, parents, oncles et tante perdus à tout jamais. Puis le gouvernement en place reprit contact avec nous, bous promettant tellement de choses que nous n'avions pas. Comment refuser? Je pris la tête des négociations et nous parvînmes à un compromis qui tient d'ailleurs toujours. Nous donnions une partie de notre récolte annuelle si ils nous promettaient de prendre en charge tous malades, la scolarités de tous les enfants au-delà du primaire et le ravitaillement en hiver.
« Mais personne n'oublia jamais que tout ce qui était arrivé était la faute, selon tous, d'un seul homme, Michel. Ils le rejetèrent sans vergogne.
« Et le voilà aujourd'hui triste et malheureux à en mourir, vivant pour conserver uniquement le visage de son aimée qu'il a vu mourir...
-C'est très triste comme histoire, geignit l'enfant aux yeux larmoyants.
-Oui, mais voilà à quoi sont réduits les hommes pour survivre, reporter leurs méfaits sur d'autre, répondit le savant.
-Tout de même, ne pouvons-nous rien faire pour aider tous les autres humains? questionna l'enfant cette fois ci en pleur.
L'ancien sourit devant tant de compassion et ne pu s'empêcher de dire:
-Si mon petit Gabriel, c'est même ce pour quoi nous sommes là, murmura l'homme. Pour aider la race humaine et les nôtres.
Et lentement, ayant fini son récit, il s'endormit. Il voyait encore de temps en temps l'esprit de sa s½ur qu'il avait aidé pour rejoindre le tunnel de lumière. Les pensées de l'âme d'Ourièle lui parvinrent toutes douces avant qu'il ne sombre totalement.
« Finis ton rôle sur Terre mon frère, finis ton rôle sur Terre Raphaël »
attention dernier délais pour les textes le lundi 19 octobre !